Comprendre les millièmes de l'or : carat, pureté et alliages
Comprendre les millièmes de l'or permet de lire une étiquette de joaillerie sans approximation : un bijou en or 750 millièmes contient 75 % d’or pur, tandis qu’un 585 correspond à 14 carats.
Le millième de l’or : définition et calcul
Le millième exprime la proportion d’or pur dans 1 000 parts d’alliage. Un bijou titré 750 millièmes réunit donc 750 parts d’or pur et 250 parts d’ autres métaux. Ce système, adopté en France depuis 1995, remplace le carat dans la législation et simplifie les contrôles officiels.
Une unité qui fixe le niveau de pureté
Un bijou titré 750 affiche une teneur de 75 % d’or. Le reste de l’alliage reçoit cuivre, argent ou zinc : ces métaux durcissent la pièce. L’œil averti remarquera que l’or pur, théorique à 999 millièmes, reste réservé aux lingots, l’usure quotidienne exigeant un alliage plus résistant.
Passer du millième au pourcentage : en pratique
Le calcul suit une logique simple : millième ÷ 1 000 × 100. Ainsi, 750 devient 75 %.
Le système des carats divise, lui, la pureté en 24 parts. 18 carats signifie 18 parts d’or pur sur 24, soit les mêmes 75 %. La conversion se résume ainsi : (nombre de carats ÷ 24) × 1 000. Un 14 carats donne 585 millièmes : deux unités de mesure, une seule réalité.
Carat ou millième : pourquoi la France a tranché
Dès 1995, l’harmonisation européenne a privilégié le millième. Cette unité métrique évite les décimales et facilite les contrôles douaniers. Un poinçon d'État apposé sur chaque pièce atteste le titrage réel, qu'il s'agisse d'or 750 millièmes ou d'un autre titre.
Le titre or millième reste la référence officielle. Il garantit la composition exacte de l'alliage et sert de référence opposable lors des contrôles douaniers.
Repères rapides à retenir
• 999 ‰ : or fin, quasi pur.
• 750 ‰ : 18 carats, 18 parts d’or pur sur 24.
• 585 ‰ : 14 carats, bijou courant en Europe du Nord.
• 375 ‰ : 9 carats, alliage d’entrée de gamme.
Tableau de correspondance entre carats et millièmes d'or
Carat ou millième : les deux unités mesurent la même chose, la proportion d’or pur dans un alliage. Le premier s’exprime en vingt-quatrièmes, le second en millièmes, donc presque en pourcentage. La différence se joue sur la lisibilité : 750 millièmes se comprennent d’un coup d’œil, alors que 18 carats exigent une conversion.
La formule pour convertir les carats en millièmes
En pratique : (nombre de carats ÷ 24) × 1 000. Chaque carat représente 1/24 de pureté totale. Ainsi, un alliage à 18 carats contient (18 ÷ 24) × 1 000 = 750 millièmes.
- 24 carats : 999 millièmes, 99,9 % d’or pur, réservé aux lingots et aux pièces.
- 18 carats : 750 millièmes, 75 % d’or pur, titrage phare de la joaillerie française.
- 14 carats : 585 millièmes, 58,5 % d’or pur, courant sur le marché anglo-saxon.
- 9 carats : 375 millièmes, 37,5 % d’or pur, seuil légal minimal en France.
L’œil averti remarquera aussi la nuance de couleur : plus l’or est pur, plus son jaune gagne en intensité. À l’inverse, un alliage plus chargé en métaux complémentaires présente souvent une teinte un peu plus douce.
Les équivalences carat / millième / pourcentage à connaître
Notez aussi deux titrages moins courants. L’or 22 carats, soit 916 millièmes, domine la bijouterie traditionnelle indienne et moyen-orientale : sa couleur est plus dense, sa matière aussi plus souple. L’or 20 carats, à 833 millièmes, reste plus discret en Occident.
Une fois la perle choisie, le titrage de la monture prend tout son sens. Pour une parure en perles d’Australie, un or 18 carats offre en général une tenue adaptée aux sertis, aux bélières et aux fermoirs : la couleur reste franche, sans fragiliser l’usage quotidien.
| Carats | Millièmes | Pourcentage d'or pur | Usage principal |
| 24 carats | 999 | 99,9 % | Lingots, pièces, électronique |
| 22 carats | 916 | 91,6 % | Inde, Moyen-Orient, Asie du Sud |
| 20 carats | 833 | 83,3 % | Usage marginal |
| 18 carats | 750 | 75 % | Joaillerie française, haute joaillerie |
| 14 carats | 585 | 58,5 % | Marché américain, bijoux vintage |
| 10 carats | 417 | 41,7 % | Seuil légal aux États-Unis |
| 9 carats | 375 | 37,5 % | Seuil légal en France |
Quels carats sont privilégiés selon les régions
L’or 18 carats (750 millièmes) s’impose en joaillerie européenne : sa dureté suffit à maintenir sertis et fermoirs, sans altérer la chaleur de la couleur. À l’inverse, l’or 22 carats (916 millièmes) est davantage recherché en Inde et au Moyen-Orient pour son ton plus soutenu et sa forte teneur en or.
C’est là que l’origine de la perle compte. Une perle blanche d’Australie, au lustre net et à la surface lumineuse, s’accorde souvent avec un or 18 carats bien fini, tandis qu’un bijou traditionnel porté surtout pour la richesse du métal pourra privilégier un titrage plus élevé. Outre-Atlantique, l’or 10 carats reste autorisé par la législation, mais le 14 carats demeure le standard le plus courant pour les bijoux portés régulièrement.
Pourquoi l'or pur n'est pas utilisé en bijouterie
L’or pur, titré 999 millièmes, est trop tendre pour un usage quotidien. Un bijou façonné dans un métal aussi pur se raye vite, marque au moindre choc et peut se déformer sous une pression légère. En pratique, c’est précisément pour gagner en résistance que la joaillerie travaille l’or avec un alliage associant l’or à d’autres métaux.
L'alliage d'or, une nécessité technique pour chaque carat
Le principe est simple : le titrage indique la teneur d’or pur dans le métal. Un bijou en or 750, ou or 750 millièmes, contient 75 % d’or pur et 25 % d’autres métaux, comme le cuivre, l’argent, le palladium ou le zinc. Cette mesure du niveau de pureté s’exprime aussi en carat : 18 carats contient ainsi 750 millièmes d’or pur.
La différence se joue sur la structure du métal. Grâce à l’alliage, une bague en or 750 millièmes résiste aux frottements quotidiens, là où un or pur à 24 carats se déformerait beaucoup trop facilement.
Comment les métaux ajoutés influencent la couleur du bijou
Les autres métaux n’agissent pas seulement sur la solidité. Leur proportion et leur nature déterminent aussi la couleur finale du bijou : la teinte se lit directement dans la composition. À partir d’un même or pur, on obtient des rendus très différents selon l’alliage choisi.
- Or jaune : alliage d’or pur avec de l’argent et du cuivre, dans une proportion équilibrée qui conserve la couleur dorée naturelle.
- Or rose : teneur plus élevée en cuivre, pour une nuance chaude et rosée.
- Or blanc : ajout de palladium ou de zinc pour éclaircir le métal; une fine couche de rhodium est ensuite appliquée en surface pour l’éclat final.
- Or 22 carats jaune vif : métal titré 916 millièmes, avec peu d’autres métaux, ce qui produit une teinte jaune intense appréciée en Asie et au Moyen-Orient.
L’or jaune et l’or rose 18 carats gardent leur couleur sans traitement de surface, car elle vient directement de l’alliage. À l’inverse, l’or blanc demande un rhodiage : cette finition s’use généralement en 3 à 5 ans et se restaure par repolissage professionnel. L’œil averti remarquera que la qualité visuelle dépend ici autant de la composition que de l’entretien.
L'or 18 carats, le meilleur compromis pour la joaillerie
La collection de boucles d'oreilles or serties de perles de Tahiti en donne une lecture claire : le choix du carat conditionne directement la tenue du métal dans le temps, tout autant que la qualité de fabrication.
Un or titré 750 millièmes correspond à un niveau de pureté élevé, sans compromettre la solidité du bijou. Cette teneur permet au métal de ne pas ternir dans les conditions normales d’usage et de traverser les années avec un bon équilibre entre noblesse et résistance. À choisir quand la transmission compte autant que le porté quotidien.
À l’inverse, un alliage titré 585 millièmes, soit 14 carats, contient davantage d’autres métaux, avec un risque allergique accru selon les compositions. Quant à l’or 375 millièmes, ou 9 carats, sa proportion réduite d’or pur l’expose davantage à l’oxydation.
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Or massif, gold filled et plaqué or...
Derrière une même teinte dorée, les réalités sont très différentes. Entre or massif, plaqué or, gold filled et simple finition dorée, la composition ne répond ni aux mêmes usages, ni à la même longévité. Pour bien comprendre, il faut regarder la teneur en or, le millième indiqué, le carat annoncé et, surtout, la place réelle de l’or dans la structure du bijou.
L'or massif, une matière précieuse dans toute son épaisseur
Un bijou en or 750 est un bijou dont l’alliage contient 750 millièmes d’or pur dans toute la matière. La pureté annoncée ne concerne donc pas la seule surface : elle vaut du cœur jusqu’à l’extérieur.
- Composition uniforme : le même alliage se retrouve de part en part, ce qui limite l’usure visuelle liée à la disparition d’une simple couche de surface.
- Bonne stabilité : l’or massif ne rouille pas et ne s’écaille pas, car il ne repose pas sur un métal recouvert d’une pellicule dorée.
- Valeur refondable : il peut être refondu sans perdre la nature du métal précieux, ce qui compte dans une logique de transmission.
Un bijou en or massif conserve sa matière, là où un revêtement finit par s’amincir avec les frottements. En pratique, une bague en or 14 carats autour de 135 € ne se compare pas seulement à l’achat : elle se juge aussi sur vingt ans d’usage.
Gold filled et plaqué or, deux finitions à ne pas confondre
Le gold filled et le plaqué or n’obéissent pas au même procédé. Le premier associe mécaniquement une couche d’or à un métal de base, souvent du laiton ou du bronze, avec environ 5 % d’or en poids total. Le second repose sur une dorure par électrolyse : en France, le plaqué or correspond à une couche d’au moins 3 microns sur un support métallique.
- Gold filled : couche d’or liée mécaniquement sur métal de base, environ 5 % d’or en poids, tenue correcte à choisir quand le budget doit rester contenu, avec des prix souvent compris entre 15 et 75 €.
- Plaqué or : dépôt électrolytique d’au moins 3 microns, avec une qualité d’usage correcte mais une usure visible après quelques années selon le port.
- Dorure à l’or fin : épaisseur inférieure à 3 microns, souvent de 0,03 à 1 micron, généralement réalisée en or 24 carats; sa tenue reste nettement plus courte.
- Finition dorée : aucun or véritable, seulement un métal à l’aspect doré; c’est là que l’origine de la perle compte moins que celle de la monture, car le rendu peut vite ternir et le contact provoquer des réactions.
Le guide sur les millièmes d'or détaille chaque cas, de la teneur réelle au choix le plus adapté selon l’usage.
Reconnaître et entretenir un bijou en or massif
Un bijou en or massif se reconnaît d'abord à son poinçon : cette marque officielle atteste qu'il est titré légalement et indique son niveau de pureté. En joaillerie, ce détail ne relève pas de l'accessoire. Il permet d’ identifier l'or par carat, de vérifier la teneur en métal précieux et de savoir si la composition correspond bien à l’appellation annoncée.
L’œil averti remarquera aussi la régularité du métal : une teinte homogène, une densité nette en main. Pour l'or, la même logique s'applique : la qualité se lit dans un ensemble de signes cohérents.
Les poinçons officiels pour identifier chaque carat en France
Le poinçon or france reste la référence pour contrôler un bijou présenté comme en or. Apposé par un bureau de garantie agréé, il constitue la preuve indépendante que le métal est bien titré selon le titre annoncé. Son absence sur une pièce de plus de 3 grammes mérite une vigilance immédiate.
En pratique, la réglementation française impose ce marquage au-delà de ce seuil : en dessous, le poinçon du fabricant peut suffire. Certaines pièces légères portent donc seulement la marque de la maison ou de l’atelier.
- Tête d'aigle : poinçon de l’or 18 carats, soit 750 millièmes, ce qui correspond à 75 % d’or pur. C’est le titre le plus courant en joaillerie française.
- Coquille Saint-Jacques : marque de l’or 14 carats, soit 585 millièmes. On la retrouve souvent sur des bijoux vintage ou d’importation.
- Trèfle : signe de l’or 9 carats, soit 375 millièmes. C’est le minimum titré légalement pour qu’un bijou puisse porter l’appellation « or » en France.
- Poinçon carré : utilisé pour distinguer un bijou plaqué d’un bijou en or massif, même si ce marquage n’est pas imposé dans tous les cas.
Pour lire ce marquage, il faut regarder les zones discrètes : intérieur d’une bague, fermoir d’un collier, tige d’une boucle d’oreille. La différence se joue sur un signe minuscule, mais décisif : il indique le titre exact et la valeur de l’alliage. Dès lors, le bijou peut être identifié avec précision, sans se fier uniquement à sa couleur.
Propriétés et entretien d'un bijou selon son carat
Le comportement d’un bijou dépend directement de son titre. Un or 18 carats, avec une forte teneur en or pur, résiste très bien au temps : il ne rouille pas, ne noircit pas et ne s’oxyde pas dans les conditions normales d’usage. À l’inverse, un bijou 9 carats contient une part plus importante d’autres métaux dans l’alliage, ce qui le rend plus sensible à l’oxydation sur la durée.
Pour une perle, l’origine prime, pour l’or, c’est le titre qui détermine la tenue dans le temps.
L’entretien reste simple : eau tiède savonnée, nettoyage délicat, puis séchage avec un chiffon microfibre. Les produits chlorés et les détergents agressifs sont à écarter, car ils peuvent altérer l’aspect de certains alliages. Une fois la monture choisie, l’usage quotidien compte autant que sa fabrication.
L’or blanc 18 carats demande un point d’attention particulier : un repolissage professionnel tous les 3 à 5 ans permet de raviver sa finition au rhodium. À choisir quand l’éclat du blanc franc est recherché, avec l’acceptation d’un entretien périodique. Le résultat est immédiatement visible : une surface plus lumineuse et plus régulière.
Foire aux questions
Un bijou en or 750 millièmes est un alliage dont le titrage atteint 750 parts d'or pur sur 1 000, soit une teneur de 75 %. En joaillerie, ce titre correspond à 18 carats et reste la référence pour des pièces faites pour durer.
La différence se joue sur l'équilibre entre richesse du métal et solidité d'usage : l'or 750 millièmes conserve la noblesse de l'or pur tout en gagnant en tenue grâce à l'alliage.
L'expression désigne l'or pur, soit un métal à 24 carats. En pratique, le titrage commercial indiqué est le plus souvent de 999 millièmes : il correspond à 99,9 % de métal pur, sans alliage significatif.
À l'inverse d'un or pensé pour la joaillerie, cette matière reste trop tendre pour un usage quotidien : elle se raye vite et se déforme facilement. C'est la destination du métal qui compte : lingots, pièces de collection et certains usages techniques lui conviennent mieux qu'un bijou porté chaque jour.
L'or 375 millièmes correspond à 9 carats, avec 375 parts d'or pur sur 1 000, soit 37,5 %. L'or 750 millièmes, lui, correspond à 18 carats : son titrage est exactement deux fois plus élevé, avec 75 % de parts d'or pur.
En pratique, cette différence de composition se voit et se porte : le 375 présente une couleur moins profonde et une sensibilité accrue à l'oxydation, ce qui réduit sa durabilité.